Auteurs/Editeurs https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs Wed, 28 Oct 2026 19:03:14 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr La Lettre - Décembre 2022 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/la-lettre-decembre-2022 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/la-lettre-decembre-2022
décembre 2022
 
MERCI POUR LE PARTAGE
OUI, la révolution numérique nous a donné une nouvelle force, tout en bouleversant l’accès à l’information et aux savoirs, la production des contenus et son économie. 

Comme toute révolution, elle a été aussi enivrante que brutale. Elle a précipité l’utilisateur vers l’utopie de la gratuité et la légitimité de toute parole. Elle a obligé les secteurs de la presse et du livre à se repenser, sans jamais arrêter d’informer et de publier. Elle les a amenés à devoir rappeler l’importance de disposer de contenus de qualité et de savoir les identifier, au nom de la démocratie, du respect des diversités sociales et culturelles, et afin de permettre aux générations actuelles et futures de continuer à grandir en citoyens éduqués et éclairés. 

Et pour cela, les créateurs et les organismes qui les représentent, le politique et le législateur ont oeuvré, et continuent d’oeuvrer, pour que les droits des auteurs et des éditeurs soient garantis, pour qu’ils soient compris par tous et respectés par chacun. 

C’est ce que fait le CFC. 

En distribuant cette année plus de 54 millions d’euros aux auteurs et aux éditeurs pour les reproductions de leurs oeuvres par les secteurs professionnel et pédagogique. Et en remerciant donc ici, au nom des ayants droit, les dizaines de milliers d’organisations françaises qui partagent des articles de presse et des pages de livres en toute légalité et responsabilité, grâce aux autorisations que le CFC a conclues avec elles. 

En identifiant la diversification des utilisations des contenus et la croissance de nouveaux marchés, comme celui de la veille web ou des podcasts, afin de proposer aux éditeurs et aux auteurs des outils et des licences qui leur permettront de conserver la maîtrise de ces usages. 
En travaillant étroitement avec des ministères pour élaborer et faire évoluer des dispositifs contractuels qui permettent aux enseignants de continuer d’assurer leur mission d’éducation et de transmission des savoirs dans le respect du droit d’auteur. 

En participant activement aux décisions et aux actions menées à l’international pour défendre et promouvoir les droits des créateurs sur tous les territoires. 

Ce travail, le CFC le mène avec efficacité. Mais parfois trop discrètement. Il doit donc aussi le mener avec une visibilité renforcée au service de la presse, du livre et de l’ensemble des auteurs et autrices qui contribuent au savoir de nos concitoyens et défendent le droit à l’information. Dans une période où se succèdent les innovations technologiques à un rythme effréné, il appartient aussi au CFC d’adapter ses missions à cet environnement instable. Je ne doute pas que sous la houlette de sa direction et grâce à ses équipes, il sache pleinement le faire. 

Hervé RONY
Président du CFC

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Dans ce nouveau numéro, vous trouverez les articles :

- Plus de 54 M€ reversés aux auteurs et aux éditeurs en 2022

- Copies professionnelles
                Les usages de la presse sur le marché de la veille web B2B
                Un nouveau mandat destiné aux auteurs et aux éditeurs pour contrôler les
                recherches documentaires et les rediffusions des podcasts de la presse

- Copie pédagogiques
                Copies d'oeuvres protégées dans l'enseignement : nouveaux accords entre les
                ministère et le CFC

- 1 200 éditeurs ont confié au CFC les droits de rediffusions numériques de leurs contenus

- Auteurs et éditeurs 
                Hervé RONY, nouveau président du Comité du CFC 
                1,5 milliards d'€ perçus dans le monde par les OGC du livre et de la presse

- Les actions culturelles soutenues par le CFC

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Wed, 14 Dec 2022 14:32:36 +0000
La Lettre - Juillet 2022 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/la-lettre-juillet-2022 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/la-lettre-juillet-2022
juillet 2022
 
FAIRE VIVRE L'ÉCRIT, ENSEMBLE

Patrick JOIN-LAMBERT a mis un terme à son engagement au sein du CFC lors de sa
dernière assemblée générale.
Il en a été son fondateur, il en fut son gérant et son président pendant 12 ans puis a fait
activement parti de ses instances pendant 25 ans.

Il lui a donné ses racines.
De celles qui ont donné une légitimité à la copie de l’écrit en œuvrant pour la reconnaissance des droits de ses créateurs.
De celles qui ont fait du CFC un organisme collectif unique en parvenant à rassembler paritairement en son sein, auteurs et éditeurs, secteur de la presse et secteur du livre.

Il lui a permis d’avoir des ailes.
Comme celles qui ont amené le CFC à faire respecter le droit d’auteur dans tous les univers professionnels et pédagogiques.
Comme celles qui le conduisent à gérer toujours plus d’utilisations des œuvres et de représenter un nombre toujours plus grand d’ayants droit.

Aujourd’hui, 55 personnes composent le CFC. Il collecte plus de 60 M€, autorise les copies de publications de tous les établissements d’enseignement et couvre toutes les rediffusions de contenus des entreprises.
Il effectue 9 répartitions par an, reverse des droits à 66 000 œuvres françaises, répartit ceux de la copie privée numérique destinés aux éditeurs de presse, qui l’ont également choisi pour répartir leurs droits voisins pour le compte de la société DVP.
Il propose aux éditeurs des outils qui permettent de réguler les usages des contenus, il siège dans les organisations internationales de défense du droit d’auteur et il participe au financement d’actions qui soutiennent les acteurs de l’écrit et forment les futurs citoyens à la lecture et aux médias.

Demain, le CFC continuera de se mobiliser pour perpétuer les valeurs de l’écrit et du collectif.
Il s’est doté d’un plan d’action ambitieux. Il veut faire respecter les droits des auteurs et des éditeurs à leur juste valeur et par tous, quels que soient les utilisateurs, quelles que soient les évolutions du digital. Il veut défendre leurs droits en fédérant les créateurs tout comme les organismes qui les représentent. Il veut faire vivre l’écrit et continuera donc à défendre les droits de la presse, pilier de notre démocratie, et ceux du livre, garant de nos savoirs et de nos diversités.

Patrick JOIN-LAMBERT est et restera Président d’honneur du CFC. Le CFC, ses associés et ses équipes, savent ce qu’ils lui doivent et le remercient chaleureusement.


Laura BOULET
Directrice générale-gérante du CFC

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Dans ce nouveau numéro, vous trouverez les articles :

- La mise en œuvre du droit voisin est enclenchée
- Copies professionnelles de publications : 1 M€ de croissance au premier semestre
- Déploiement réussi d'ORRC 2 sur 15 sites de presse
- 1 200 éditeurs ont confié au CFC les droits de rediffusions numériques de leurs contenus
- La double mission du CFC : faire respecter le droit d'auteur et promouvoir l'écrit
- Assemblée générale du CFC :
4 nouveaux membres et 11 réélections dans les instances du CFC
- Europe : le Cloud bientôt assujetti à la redevance pour copie privée ?
- Les actions culturelles soutenues par le CFC


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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Thu, 07 Jul 2022 08:00:20 +0000
La Lettre - Décembre 2021 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-decembre2021 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-decembre2021
décembre 2021
 
NOUVEAUX DÉPARTS


Ce numéro est celui des nouveaux départs.



Celui de la gestion collective tout d’abord. En 1983 puis en 2002, les éditeurs de presse ont fait ce choix pour faire respecter le droit d’auteur face aux photocopies puis aux copies numériques massives de leurs contenus. Ils réaffirment aujourd’hui, face à la puissance des grandes plateformes digitales, cette force du collectif pour gérer le nouveau droit voisin des éditeurs et des agences de presse. C’est une grande victoire pour la presse, qui est, il faut le répéter, un des piliers de notre démocratie.

Mobilisé pour la défense de ce droit voisin dès sa création, le CFC se tient prêt à apporter toute son expérience et son expertise opérationnelle pour permettre sa mise en œuvre concrète et rapide. Il saura également être, lorsque droit voisin et droit d’auteur devront s’articuler, l’interlocuteur privilégié de la presse et des utilisateurs.

Celui du droit d’auteur bien sûr. Depuis 2006, ce droit est mis à mal. Le mythe de la gratuité nourrit la démagogie de ses détracteurs et les exceptions au droit d’auteur se durcissent : le secteur pédagogique pourrait-il copier et diffuser l’intégralité d’un livre ou d’une publication de presse ? Les créateurs pourraient-ils continuer à écrire et publier sans être rémunérés ? Définitivement non.

Le CFC n’a eu de cesse de se battre pour la défense du droit d’auteur. Et plus encore ces dernières années. À Bruxelles tout d’abord, pour que la directive européenne ne nuise pas aux marchés du livre d’éducation des pays membres. En France maintenant, pour que l’ordonnance de transposition de cette directive ne remette pas en cause une gestion collective du droit d’auteur qui permet aux enseignants d’utiliser les œuvres comme ils le souhaitent et à leurs créateurs de voir leurs droits respectés. Il s’agit de nouveau d’une victoire. N’oublions pas que les livres sont les garants de nos savoirs et de la formation des citoyens de demain.

Un nouveau départ pour le CFC enfin. Son comité vient de nommer Laura BOULET au poste de Directrice générale-gérante. Une nouvelle direction pour conduire le CFC au cœur des enjeux des nouvelles exploitations des contenus et de leur encadrement, en particulier dans l’univers numérique.
Une nouvelle impulsion pour donner au CFC les moyens de répondre plus que jamais à sa mission : défendre collectivement le droit d’auteur et le faire respecter par tous, afin de permettre aux auteurs et aux éditeurs de continuer à produire des contenus diversifiés et de qualité. 


Laura BOULET
Directrice Générale – Gérante

Sabine MADELEINE
Secrétaire générale du Groupe Bayard, Présidente du CFC

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Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

Les répartitions 2021 du CFC : 52 millions d’euros reversés aux ayants droit 

Les autorisations de rediffusion de contenus presse destinées au secteur professionnel

ORRC 2,
l'outil de régulation des robots de crawling proposé par le CFC aux éditeurs de presse

Droit voisin : la force de la gestion collective face aux géants du numérique

Le nouveau cadre juridique pour les usages numériques pédagogiques d'œuvres protégées

Laura BOULET : nouvelle Directrice générale du CFC 

Les actions culturelles soutenues par le CFC 


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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Wed, 22 Dec 2021 07:22:02 +0000
La Lettre - Mai 2021 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-mai-2020 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-mai-2020
mai 2021
 
OUVRIR POUR MIEUX COUVRIR
72 % des lectures de presse sont numériques en 2020, a révélé le 31ème Observatoire de la Presse et des Médias organisé par l’ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias) le 29 avril dernier.

95 % des droits perçus par le CFC pour des usages professionnels de presse ont concerné des reproductions et rediffusions numériques en 2020, les usages papier étant devenus résiduels dans l’univers professionnel depuis plusieurs années.

Nous savons que le numérique est un accélérateur de l’utilisation des contenus protégés parce que la simplicité de reproduction et de rediffusion ainsi que la qualité des copies produites facilitent le partage de ces contenus. En outre, l’évolution des usages est en permanence challengée par celle des technologies et la multiplicité des possibilités offertes.

Le CFC a mis en place depuis près de 20 ans des dispositifs contractuels permettant d’encadrer les usages numériques professionnels des entreprises, administrations et autres organisations. Pendant longtemps, ces reproductions et rediffusions sont restées internes aux entreprises, principalement sous forme de panoramas de presse. Les usages ont ensuite commencé à se diversifier à mesure que la production des contenus numériques s’est développée. Le CFC a complété son offre contractuelle en proposant aux organisations des contrats autorisant des usages moins structurés avec des formules simplifiées pour le paiement des droits aux auteurs et aux éditeurs.

Des besoins de transmissions des reproductions d’articles à des personnes extérieures aux organisations se sont peu à peu fait sentir et la nécessité de nouvelles solutions de gestion collective des droits est apparue pour permettre aux ayants droit d’être rémunérés au titre de ces utilisations et d’apporter la sécurité juridique aux utilisateurs. Certaines de ces pratiques pouvant auparavant être autorisées dans le cadre des licences relatives aux copies papier, il aurait été paradoxal et regrettable que le numérique marque une régression.

Le CFC propose donc désormais pour les publications de son répertoire numérique des contrats qui autorisent et encadrent la présence de reproductions d’articles de presse sur des sites web corporate d’organisations ainsi que leur rediffusion via des comptes professionnels sur les réseaux sociaux avec le souci constant d’assurer la nécessaire et juste rémunération des ayants droit. 


PHILIPPE MASSERON
Directeur Général – Gérant

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Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

Les perceptions 2020 du CFC : plus de 57 millions d’euros perçus au titre des copies de publications 

Un nouveau mandat  pour les copies professionnelles proposé aux éditeurs de presse : ce mandat encadre trois nouveaux usages des contenus de presse

L'exception pédagogique : une transposition imminente de la directive européenne  

International : la directive européenne DAMUN, transposer oui et surtout mettre en œuvre 

Les actions culturelles soutenues par le CFC 

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Thu, 27 May 2021 20:00:00 +0000
La Lettre - Novembre 2020 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-novembre-2020 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-novembre-2020
novembre 2020
 
BIEN ESSENTIEL
Dans Rome1, paru en 1896, Émile ZOLA écrit « Il n’y a jamais trop de livres ! Il en faut, et encore, et toujours ! C’est par le livre, et non par l’épée, que l’humanité vaincra le mensonge et l’injustice, conquerra la paix finale de la fraternité entre les peuples ».

C’est un total hasard, bien sûr, si cette invitation est extraite d’un roman qui a pour personnage principal un religieux en proie au doute et qui soulève la question de la capacité d’une religion (ici le christianisme) à se renouveler.

En 2020, à l’occasion du deuxième confinement que connaît la France en conséquence de l’épidémie de COVID-19, la définition des commerces autorisés à poursuivre leur activité avec accueil du public limite cette poursuite d’activité aux biens et services essentiels au nombre desquels les livres ne figurent pas. Désolé, cher Émile ZOLA !

Malgré les appels et pétitions en faveur du maintien de l’activité en magasin des librairies, la décision semble irrévocable et, puisqu’il n’est pas question de défavoriser le commerce de proximité (on ne dit plus petit commerce), les magasins de la grande distribution (on ne dit plus grandes surfaces) se voient dans l’obligation de fermer leurs rayons livres. Il est désormais possible de voir des banderoles affichant en magasin « vente de livres & de disques interdite »2. Oh !

On m’objectera que la commande en ligne reste possible, ce qui est exact, et que les libraires indépendants ont créé, parfois de longue date, des réseaux permettant la commande à distance pour des livraisons en points de retrait ou à domicile, le recours à ces services ne pouvant qu’être promu.

Le propos n’est pas ici d’aller à l’encontre des mesures sanitaires, mais en des temps où la liberté d’expression – donc la liberté de penser – n’apparaît plus comme un principe commun et indiscutable, le symbole de l’interdiction de la vente de livres fait très mal !


PHILIPPE MASSERON
Directeur Général – Gérant


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1. Folio classique n°3296
2. https://twitter.com/LIndeprimeuse/status/1322467652586115073?s=09


Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

Les répartitions 2020 du CFC : plus de 50 millions d’euros répartis par le CFC  

La nouvelle licence destinée aux entreprises du médicament, de la biologie et des biotechnologies : une autorisation plus complète, des contenus scientifiques mieux valorisés 

L’impact de la réforme des programmes et de la crise sanitaire sur les photocopies dans les lycées  

L’assemblée générale du CFC : réélections et nouveaux membres  

Les actions culturelles soutenues par le CFC 

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Tue, 10 Nov 2020 09:24:14 +0000
La Lettre - Mars 2020 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-mars-2020 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-mars-2020
mars 2020
 
PLUS D’INTELLIGENCE, MÊME ARTIFICIELLE, NE SAURAIT NUIRE

Imaginons un quidam venant à lire dans quarante ou cinquante ans les lignes qui suivent.
Que comprendra-t-il de nos actuelles préoccupations, comment percevra-t-il nos sujets d’intérêts, nos enthousiasmes ou nos inquiétudes ?


Le coronavirus aura-t-il exterminé une part substantielle de la population humaine ou
aura-t-il été oublié dès le mois de juin ? Se souviendra-t-on du nom du maire de Paris au 1er avril 2020 et de ce qui a précédé son élection ? L’intelligence artificielle et prédictive aura-t-elle pris le dessus et envahi les espaces privé et public ?


Toutes questions auxquelles les avancées technologiques connues à date du présent propos ne permettent pas de répondre et notre putatif curieux quidam aura peut-être la curiosité de s’intéresser à la manière dont nous nous interrogions.


Le recours aux intelligences artificielles est actuellement massif pour recommander à l’internaute de se tourner vers tel produit ou tel contenu qui correspond à des goûts qui ont été détectés par l’analyse de données d’usages et d’historiques. Les intelligences artificielles analysent, comparent, classent et proposent avec l’objectif d’une performance accrue, qu’il s’agisse de biens de consommation courante, de plats, de destinations de vacances ou d'œuvres. Il y a matière à interrogations philosophiques à propos, notamment, de la propension de ces outils à toujours plus orienter le public vers ce qu’il aime au risque de renforcer les cloisonnements, de détourner le public de la découverte de nouveaux univers, de lui faire perdre un goût de la sérendipité qui parfois ne tient que par un fil.


Ces questions sont d’autant plus sensibles lorsqu’il s’agit de culture et d'œuvres littéraires, musicales ou des arts graphiques et plastiques. Elles se démultiplient avec un champ de questionnements juridiques que la mission « Intelligence artificielle et Culture » confiée aux professeures Alexandra BENSAMOUN et Joëlle FARCHY explore remarquablement dans le rapport1 qu’elles ont remis en début d’année 2020. Nul doute, comme elles le proposent, qu’il est indispensable de poursuivre le cheminement ainsi ouvert car ces questions ne sauraient être ignorées ou refermées trop vite parce que, le cas échéant, craintes.

PHILIPPE MASSERON
Directeur Général - Gérant


Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

Près de 58 millions d’euros perçus par le CFC en 2019

16 millions d’apprenants reçoivent des copies d’extraits d’œuvres dans le respect du droit d’auteur

Près de 23 M€ facturés en 2019 pour les copies professionnelles de publications en France

Le CFC autorise la rediffusion numérique des contenus de 614 éditeurs de presse français

Renforcement des contrôles auprès des sociétés de veille média et dans les lycées

Droit d’auteur et exceptions : vers une harmonisation internationale ?

La vente de livres électroniques d’occasion sur un site internet constitue une communication au public

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Tue, 17 Mar 2020 15:56:07 +0000
La Lettre - Novembre 2019 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-novembre-2019 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-novembre-2019
novembre 2019
 
C’EST GOOGLE QU’ON ASSASSINE ?
Non, bien sûr que non, même si l’on pourrait être tenté de le croire en constatant la rapidité avec laquelle l’entreprise californienne s’est organisée pour tenter de mettre en échec la transposition expresse par la France (loi du 24 juillet 2019 publiée au Journal officiel du 26 juillet 2019) des dispositions de la Directive du 17 avril 2019 qui a instauré le droit voisin des agences et éditeurs de presse.

Une contestation qui aura été préparée bien en amont, soyons-en certains. Souvenons-nous : Google a tenté pendant toute la durée des travaux de discussion du texte européen de réduire la portée de celui-ci sur de nombreux sujets et y est sans doute parvenu en dépit de la pugnacité des parlementaires européens, puis de la célérité du législateur français. 

Désigné comme redevable emblématique du nouveau droit, Google refuse d’en être le payeur, ce qui ne saurait étonner compte tenu de ses états de service tout au long de la préparation du texte. 
Cela étant, les moteurs de recherche ne constituent pas les seuls prestataires de services de la société de l’information auxquels le droit voisin des agences et éditeurs de presse est opposable et il serait regrettable d’oublier les autres acteurs potentiellement concernés.

Ce nouveau droit, nous l’avons déjà écrit, est complexe à appréhender sur le plan juridique. Nous avons identifié de nombreuses zones de risque de conflit avec les redevables dont il peut sembler aujourd’hui aussi difficile de s’extraire que de la forêt de Luiz Zerbini en couverture de cette Lettre d’information.
Premier État européen à transposer ce droit voisin en droit national, la France n’a pas pour autant transposé la totalité de la Directive ; le législateur français s’apprête à remettre l’ouvrage sur le métier et devra à nouveau travailler à la modification du code de la propriété intellectuelle.
L’avance prise et l’expérience acquise pourraient ainsi être mises à profit pour modifier et compléter le dispositif adopté, en précisant l’objet même du droit voisin et en ajustant les modalités de sa mise en œuvre.

L’entreprise Google n’a pas renoncé aux contenus de presse car ils lui sont nécessaires ; qu’elle en paie le prix de l’utilisation !

PHILIPPE MASSERON
Directeur Général - Gérant
 


Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

Google et le droit voisin ou la naissance d’un mauvais feuilleton

Photocopies d’œuvres protégées : le CFC reverse 27,7 M€ aux auteurs et aux éditeurs du livre et de la presse

Une rentrée sous le signe de la communication

Dans les lycées : une rentrée sous haute surveillance

Copies internes professionnelles de publications : intensification des actions envers les entreprises et les administrations

 Actualités juridiques françaises et européennes

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Wed, 20 Nov 2019 14:34:55 +0000
La Lettre - Juillet 2019 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-juillet-2019 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lalettre-juillet-2019
juillet 2019
 
DIRECTIVE ADOPTÉE, DIRECTIVE À TRANSPOSER !

Mais comment s’y prendre, s’interrogeait Juliette GRÉCO en 1966. Nous ne devrons pas attendre pour savoir comment transposer la Directive du 17 avril 2019 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique. 

C’est en 2014, que le feuilleton de cette Directive s’est officiellement ouvert et nous en avons fait la chronique dans nos colonnes pendant les cinq années qui ont conduit à son adoption. Nous y revenons d’ailleurs de manière détaillée dans le présent numéro.

On peut convenir que le temps législatif fut assez bref au regard de la débauche d’énergie et de mobilisation nécessitée pour faire en sorte que le texte adopté ne constitue pas un démontage complet du droit d’auteur et des droits voisins. Voté par le Parlement européen le 26 mars, le texte a été formellement adopté le 17 avril et publié le 17 mai au Journal officiel de l’Union européenne. Les États membres doivent transposer la Directive en droit national avant le 7 juin 2021. 

En France, une première partie est d’ores et déjà devant le législateur – l’article 15 relatif à la création d’un droit voisin au bénéfice des agences et éditeurs de presse – et doit être traitée d’ici la fin de la session parlementaire extraordinaire en cours, soit avant la fin du mois de juillet 2019. De manière paradoxale, cette célérité peut paraître décalée pour la transposition d’un texte aussi complexe à comprendre du point de vue juridique que les anneaux de notre une, mais ne gardons à l’esprit que l’objectif politique du texte. 

Une saison 2 est déjà programmée avec la transposition des articles 17 et suivants de la Directive (la partie relative au partage de la valeur avec les plateformes numériques et celle relative à la rémunération des auteurs) qui devraient être transposés à l’occasion du projet de loi de réforme de l’audiovisuel public qui doit intervenir en début d’année 2020. Les autres dispositions du texte, pour celles qui nécessiteront une adaptation de la législation française, devraient faire l’objet d’une saison 3 qui pourrait être accolée à la 2 si le choix d’une transposition par voie d’ordonnance de dispositions, techniques pour la plupart, était effectué. 

PHILIPPE MASSERON 
Directeur Général - Gérant



Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

Rediffusion de copies professionnelles de contenus : 900 contrats signés depuis le 1er janvier 2019

L’évolution des usages numériques d’oeuvres protégées dans l’enseignement scolaire

Europe : adoption de la Directive droit d’auteur et droits voisins dans le marché unique numérique

Télécharger la Lettre d’information de Juillet 2019 : pdf

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Fri, 12 Jul 2019 08:00:43 +0000
La Lettre - Mars 2019 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lettre-dinfo-mars-2019 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lettre-dinfo-mars-2019
mars 2019
 
Pour les livres, pour la littérature

Cet éditorial aurait pu s’intituler « pour l’amour des livres », mais Michel Le Bris en fait celui de son dernier ouvrage (pas encore lu) paru en janvier 2019 chez Grasset.

L’amour s’est donc écarté, mais de peu, et arpente les allées de la plus grande librairie de France qui vient de s’installer à la Porte de Versailles. Jetons un œil.

Certains personnages se sont greffés sur des figurants grâce aux maisons d’édition, notamment pour distraire et attirer la jeune foule qui déambule, le tote bag à l’épaule prêt à se remplir de masques, d’effigies et de volumes de toutes espèces et prête à rencontrer héros et auteurs armés de feutres et stylos pour quelques heures de signatures.

Quoi de plus ouvert que la littérature, si ce n’est son support préféré le livre ! On s’y jette tête la première et l’aventure commence. Il était une fois et une autre et encore, encore. Une bourgeoise normande frustrée n’aura aucun mal à y croiser un distingué type à monocle et moustache, lui-même ayant quitté de peu un général sudiste installé à Big Sur. Que l’aveugle Pew consulte un faux et exubérant avocat qui quittera la Grèce pour Genève, que Bruce Wayne veuille avaler un Dr. Nut en compagnie de l’hypocondriaque Ignatius en écoutant un air de be-bop, rien d’étonnant !

Surtout, ne pas brûler les livres même s’ils repoussent, mais lire, penser, écrire et relire, qu’il s’agisse de fictions, de biographies, d’autobiographies, d’essais ou de tous récits ou précis. Grâce à la littérature nous sommes tous voyageurs, même couchés de bonne heure, car je crois que « tant que l’espèce humaine existera elle continuera à se faire raconter des histoires1 »2 .


PHILIPPE MASSERON

Directeur Général - Gérant

1, Erri De Luca, le tour de l'oie, 2019, Gallimard
2, Merci aux auteurs, traducteurs et éditeurs auxquels il est fait référence



Dans ce nouveau numéro, vous trouverez 
:

- Une présentation du texte sur la Directive Droit d'auteur dans le marché unique numérique, soumis au vote des députés européens le 26 mars 2019

- Le bilan des perceptions globales au titre de l'année 2018

- Les chiffres clés sur les contrats signés au titre des copies professionnelles et pédagogiques 

- Les principaux résultats de l'étude menée sur les usages numériques de la presse dans les entreprises et les administrations

- Les premiers enseignements du déploiement de l'ORRC CFC : l'outil de régulation des robots de crawling proposé par le CFC 

- La politique de contrôle menée dans les organisations par le CFC en 2018

- Une actualité juridique

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Mon, 18 Mar 2019 07:37:37 +0000
La Lettre - Novembre - Décembre 2018 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lettre-dec2018 https://v1.cfcopies.com/medias/lettre-information/auteurs-editeurs/lettre-dec2018
décembre 2018
 
Vive le journalisme !
Le 8 juillet 2019 s’ouvrira à l’UNESCO le Congrès mondial des écoles de journalisme. Pour sa cinquième édition, cet événement, qui est l’unique manifestation mondiale consacrée à l’enseignement et à la recherche en journalisme, se tiendra à Paris, une première pour une ville francophone. Le CFC a la grande fierté de l’accompagner en participant à son financement grâce à son programme d’action culturelle.
 
Car ce n’est pas rien d’être journaliste ! Ce n’est pas à vous élèves journalistes que je vais l’apprendre. Ce n’est pas un fait nouveau, c’est même avéré depuis des décennies (les conflits du 20e siècle nous fournissent des listes presque sans fin), mais il y a comme un parfum un peu rance de retour en disgrâce de cette profession qui ne devrait que faire rêver.
 
Vous pouvez en effet mettre le pied sur une mine antipersonnel lors d’un reportage, mais vous pouvez aussi vous faire abattre dans une salle de rédaction en préparant le prochain numéro d’un journal satirique. 
 
Vous savez que lorsque certains personnages publics s’adressent à vous par le fameux « Vous les médias », vous allez être couverts d’une espèce de fange poisseuse que l’on ne savait pas aussi répandue dans les « Démocraties modernes » et que quolibets et accusations les plus farfelues vont suivre.
 
Mais vous ne saviez pas que l’incitation à la violence, les menaces, les insultes, les « fake news » (les mensonges en fait), c’est vous, pour ces accusateurs professionnels !
 
Vous ne saviez pas non plus qu’en pénétrant dans les locaux de votre consulat dans un pays étranger pour régler quelque formalité administrative, vous pourriez ne jamais réapparaître… Et vous n’imaginiez pas que cet épisode pourrait fournir au monde l’exemple extraordinaire d’un dirigeant peu versé dans la défense des journalistes, devenir tout à coup votre premier défenseur (une fois mort, ne rêvez pas) car cela sert ses intérêts géostratégiques.
 
Allons jusqu’au bout, c’est à Istanbul que le prix Albert Londres a été remis
en 2018.
 
 
VIVE LES JOURNALISTES !


PHILIPPE MASSERON
Directeur Général - Gérant



Dans ce nouveau numéro, vous trouverez notamment des articles sur :

- La proposition de Directive relative au Droit d'auteur dans le marché numérique

- CONTENT FOR EDUCATION : la campagne européenne des créateurs pour un droit d'auteur équitable

- Le renouvellement du protocole d'accord signé avec le ministère de l'Éducation nationale 

- La répartition des droits facturés en 2017 au titre de la reprographie

- Organisation du CFC : assemblées générales, nouvelle instance et nouveau directeur juridique

- Les actions culturelles soutenues par le CFC

Télécharger la Lettre d’information de Novembre - Décembre 2018 au format : pdf

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sarah.kaukias@cfcopies.com (CFC) Auteurs - Éditeurs Thu, 13 Dec 2018 07:31:47 +0000